Rwanda : favoriser l’accès à l’eau et au logement.

En soutenant deux partenaires associatifs, « Rwanda Main dans la Main » et « L’appel », la Fondation améliore les conditions de vie de familles très vulnérables.

16/02/2017

Dans les districts de Gicumbi et Matimba, les deux associations partenaires de la Fondation ont d’ores et déjà installé des citernes de récupération des eaux pluviales et permis la rénovation de l’habitat d’enfants orphelins placés dans des familles pauvres.

Le manque d’eau potable au Rwanda est le principal facteur de pauvreté. Moins de 10 % de la population accède à l’eau courante, la majorité de la population s’approvisionne en eau à partir de puits ou de cours d’eau impropres à la consommation courante. Cette situation pose de nombreux problèmes de santé publique. Avec l’allongement de la période de sécheresse dû au changement climatique, l’eau devient un véritable enjeu économique inaccessible pour les ménages les plus pauvres.

Le projet de « RMM » viste à installer 100 citernes sur la commune de Nyagataré, en privilégiant le raccordement au réseau national dès que cela est possible.

La pose d’une citerne d’une capacité de 3 000 litres coûte en moyenne 4 000 € (pose et installation).

Sur tous les terrains, la corvée d’eau prend souvent la journée entière à la personne chargée de la réaliser, tant l’éloignement des points de ravitaillement est fort et tant les points de distribution d’eau (fontaines publiques et payantes) sont saturés.

La demande d’accès à l’eau est partout une priorité et devance de loin toutes les autres demandes possibles. Même si les indigents sont parfois pris en charge par des personnes un peu moins pauvres du quartier pour la nourriture et l’accès aux soins, le manque d’eau est insupportable pour tous (le partage de l’eau s’avérant parfois très compliqué à réaliser).

« Dès les premiers jours sur le terrain, nous nous sommes remis en contact avec les autorités locales, celles du secteur Matimba, à l’est du Rwanda et, au fur et à mesure de nos visites, avec celles des cellules villageoises. Ces autorités locales accueillent le projet avec grand intérêt et, dans certains cas, avec une rigueur très encourageante. Elles sont relayées par les conseillers en santé qui nous accompagnent ainsi que par les responsables de quartier. »

Cécile Grenier, Présidente de l'association "Rwanda Main dans la Main".