Une chambre d'un logement indigne
SOS Taudis : lutter contre l'habitat indigne

La France compte environ 600 000 taudis ; 2187000 personnes vivent dans des conditions très difficiles ou dégradées, sans eau, sans WC, sans chauffage.

 

24/10/2013 | Crédits photos : DR FAP

La Fondation Abbé Pierre a renforcé son engagement dans la lutte contre l’habitat indigne à partir de 2007. Après un premier programme de cinq ans, qui a permis l’accompagnement de plus de 1 600 ménages, la Fondation met en place un nouveau programme pour la période 2012-2016.

Grâce à quelque 50 associations partenaires présentes dans 35 départements, la Fondation Abbé Pierre a montré que pour sortir les personnes de l’habitat indigne, il est indispensable de mettre en place un accompagnement global et durable (à la fois social, technique, juridique et financier) qui permet d’agir « pour » mais aussi « avec » les personnes, et qu’il faut donc renforcer les moyens dédiés à cet accompagnement dans les politiques publiques de lutte contre l’habitat indigne.

2007 – 2011 : 1600 ménages accompagnés, 35 départements concernés, 54 associations impliquées

SOS Taudis a également permis de repérer des difficultés majeures qui font obstacle à l’éradication des taudis :

Outre l’absence de volonté politique sur certains territoires, c’est la faiblesse du repérage des situations, la difficulté à traiter la non-décence, la très grande précarité financière de certains propriétaires occupants, la difficulté des ménages d’accéder à leurs droits, mais aussi la difficulté pour les intervenants de terrain de maîtriser un ensemble de compétences multiples et complexes.

Afin d’intervenir sur ces obstacles, la Fondation Abbé Pierre a défini un nouveau programme SOS Taudis composé de quatre volets, mis en œuvre pour la période 2012-2016.

Dans son nouveau programme, la Fondation renforce son soutien aux propriétaires occupants les plus en difficulté pour les aider à réaliser des travaux dans leur logement. Dans ce cadre, elle peut apporter une subvention en complément des aides financières publiques existantes et prêts travaux existants (subventions de l’ANAH, des collectivités locales, des caisses de retraite, etc.).

Les demandes, qui sont examinées au cas par cas, doivent concerner des propriétaires occupants, dont la situation économique, sociale et familiale, est particulièrement précaire et qui connaissent des situations d’habitat très difficiles.