Une propriétaire et ses enfants participent à la rénovation de la maison familiale.

Annick est désormais une grand-mère comblée : elle accueille sa famille dans une maison confortable et saine.

26/04/2016 | Crédits photos : © Ljubisa Danilovic

Annick, 63 ans, se souvient très bien de l'automne dernier, lorsqu'elle a pu enfin emmenager dans une maison totalement rénovée.

"Nous avions fini toutes les peintures avec mes enfants. La nouvelle cuisine était installée. Tout était enfin prêt. J'avais pu suivre les travaux des artisans car je vivais chez une tante pendant toute la durée du chantier. J'étais très intéressée de voir comment ça se passait !"

Trois mois de travaux pour sortir de l'insalubrité la petite maison de Sainte Maure de Touraine : remplacement des menuiseries, création d’une salle d’eau avec douche et siphon de sol, remplacement des WC, facilité d’accès au garage, création d’un chauffage, création de deux chambres à l’étage, mise en place d’une ventilation mécanique, réparation de la couverture et des gouttières, tels ont été les étapes du chantier.

C'est l'association "Soliha Indre et Loire" qui a constitué le dossier de financement de cette propriétaire modeste aujourd'hui à la retraite. Aides de l'Anah et du Conseil général, microcrédit Habitat de la Caisse d'Epargne et du réseau "Parcours Confiance"... Malgré ses années de travail en tant que femme de ménage, Annick, veuve depuis plusieurs années, n'avait pas la possibilité de prendre en charge les travaux nécessaires.

La Fondation Abbé Pierre a également participé au financement du projet, dans le cadre de son programme "SOS Taudis", afin d'assurer des conditions de vie dignes et décentes à la propriétaire.

 

J'allais chercher le bois dans la remise tous les matins

"Ce qui est le plus important pour moi, c'est la salle de bains ! Ne plus me laver dans une cuvette, ça, vraiment ça m'a changé la vie. J'ai toujours été très attachée à cette maison qui était celle de mes beaux-parents. C'est là que j'ai rencontré mon mari... donc je ne voulais pas m'en séparer. Mais je ne pouvais pas assumer le loyer de mon appartement à Tours et les charges de la maison. Avec mes enfants, j'avais pris la décision de venir vivre ici en 2001, malgré le manque de confort."

Pas de chauffage, hormis un poêle à bois dans la cuisine et un radiateur au fuel dans la grande pièce, pas de salle de bains, très peu d'eau chaude... Annick n'avait pas chaud en hiver dans la maison pleine de courants d'air.

"Aujourd'hui, mes petites filles me disent qu'elles n'ont plus froid dans la maison et que c'est très beau chez moi. Cela me fait très plaisir !" Et quand elle raconte qu'elle reçoit souvent des amis qui ont connu la maison "avant", on perçoit une petite pointe de fierté dans le timbre de sa voix. "Ils n'en reviennent pas de voir ce qu'est devenue la maison aujourd'hui. Quand j'aurai un peu économisé, on s'attaquera à l'étage où j'aimerais faire une chambre. J'ai déjà acheté le lino... Et puis, il faut que j'aménage un peu la remise qui est juste isolée."

Annick est heureuse de pouvoir finir sa vie à Sainte Maure dont elle est originaire. "Nous habitons ici depuis plusieurs générations. J'y ai encore beaucoup de famille. C'est là que je suis bien".