Nicaragua : poursuivre l'amélioration des conditions de vie et d'habitat

Après deux programmes triennaux (2011-2013 et 2014-2016), la Fondation Abbé Pierre devrait prolonger son action pendant 3 nouvelles années sur ce territoire, avant-dernier pays le plus pauvre de la planète.

30/09/2016

Le futur programme poursuivra le développement des axes prioritaires des précédents afin d’améliorer les conditions de vie via l’habitat, en milieu urbain et en milieu rural, à partir de réponses diversifiées : constructions en parpaings, constructions en adobe, réhabilitations (changement de toits, construction de latrines,constructions en diffus), formations à la construction, à la construction de fours, aux microcrédits.

La Fondation poursuit son partenariat avec l’association française Habitat-Cité, maître d’ouvrage, l’association locale la Casa de la Mujer , maître d’œuvre. Depuis 2012, l’association française CRAterre assure une mission de suivi technique annuelle.

 

Barrio Solidaridad

En six ans, 154 maisons en parpaings et 29 en adobe seront construites dans ce quartier de Granada qui est né de l’occupation spontanée de plusieurs familles qui sont venus squatter et qui ont mené une résistance déterminée pour ne pas en être expulsées.

 

Diriomo

C’est à Diriomo que le programme « Un toit pour ne plus être mouillé » a démarré en 2008, en plein milieu rural, sur les collines. Entre 2008 et 2014, 25 maisons ont ainsi été attribuées à des familles pauvres.

 

Paz y Vida

En 2004, un programme de construction de 56 maisons pour des familles très modestes se met en place avec une ONG espagnole et la Casa de la Mujer. Les familles ont dû s’organiser pour parvenir à acquérir un grand terrain divisé en lots et acheter des pierres.

Grâce à l’aide de la Fondation qui a repris ce programme à son compte en 2012, les premières maisons ont été inaugurées en 2013,

 

Microcrédits

Le secteur informel touche 70 % de la population nicaraguayenne. Depuis le début du programme, 300 microcrédits ont été attribués pour un montant de 27 000 €. Ce sont majoritairement des femmes qui en bénéficient (95 %).

Chaque microcrédit varie entre 60 et 180 dollars remboursables sur une moyenne de 6 à 8 mois. Une même personne peut solliciter jusqu’à 3 microcrédits maximum. La couture, la vente ambulante et la petite restauration vendue dans les rues sont les activités majeures.