Chaleur intense : les personnes à la rue
et très mal logées en souffrance

Ce dernier jour de juillet, le mercure dépassera les 30 °C pratiquement partout en France.

30/07/2020 | Crédits photos : Ljubiša Danilović

Alors que l’accès à l’eau a été reconnu comme droit fondamental par l’ONU en juillet 2010, cette fin de semaine caractérisée par de fortes chaleurs un peu partout sur le territoire met en péril la santé des plus fragiles d’entre nous, personnes sans domicile ou très mal logées, dans les squats et les bidonvilles, notamment.

Alors que l'état d'urgence sanitaire a été levé, rappelons qu’à Marseille, grâce aux multiples interpellations associatives locales et nationales, dont celles de la Fondation, il a fallu attendre le 8 avril pour que deux gymnases soient ouverts et permettent aux personnes sans domicile d’accéder à des douches et des toilettes.

À Lyon, même si la capitale régionale a réouvert des fontaines publiques, des difficultés d’accès à l’eau ont persisté pendant plusieurs semaines.

En Ile-de-France et dans les Hauts de France, l’accès à l’eau a été une préoccupation essentielle dans plusieurs bidonvilles. Dans les départements du Rhône, de la Loire, de l’Ardèche et de la Savoie, on installait encore des citernes à eau fin mars pour répondre aux besoins…

Enfin, à Mayotte, en mai dernier, les projets de rampes d’eau accessibles à tous et gratuites n’avaient toujours pas vu le jour dans les bidonvilles pourtant très nombreux…

150 000 personnes sans domicile

Dans notre pays, 7e puissance économique mondiale, des personnes en errance ou très mal logées sont encore privées d’eau.

Boire, se laver, appliquer les gestes barrières sont un défi quotidien.

Durant l'état d'urgence sanitaire, le pire a été évité. Mais qu’en est-il durant cette fin de mois de juillet ? Et pendant tout l'été ?