« On a enfin de la place chez nous ! »

Prioritaire Dalo, Hajar s’est installée avec son mari et ses deux enfants dans un T3 à Montpellier le 2 juillet dernier.

24/09/2020 | Crédits photos : Sébastien Godefroy

Reconnue prioritaire Dalo après avoir vécu en suroccupation dans 31 m2 pendant plusieurs années, Hajar et les siens ont enfin un peu d’espace dans leur logement et ne sont plus obligés de pousser leurs affaires à chaque instant.

« Le confinement a été vraiment difficile à vivre, surtout avec mon garçon de 4 ans. Pas d’endroit pour jouer, pas de place pour les affaires et les jeux… Parfois, on descendait sur le parking mais on s’est senti vraiment soulagé quand on a pu sortir à nouveau. C’était la liberté ! »

Après une première demande de logement social en 2014, la famille alors composée de 3 personnes, n’espérait pas pouvoir trouver mieux. Accueillir du monde, avoir un peu d’intimité, rien de tout cela n’était envisageable dans un logement très petit…

« On avait trouvé ce logement chez un propriétaire privé et c’était propre, mais on ne pouvait pas payer plus cher de loyer, donc on restait ici même si c’était vraiment trop petit. Je n’ai jamais pu faire l’anniversaire de mon fils de 4 ans chez nous, avec ma famille…

Dans les agences, on nous disait que si mon mari n’avait pas de CDI, on ne pouvait pas prétendre à avoir plus qu’un T2. Mon mari travaille dans la maçonnerie, il est intérimaire et moi, j’ai des problèmes de vue et je ne peux pas travailler. On ne pensait pas avoir un jour deux chambres comme ici et un si grand salon. En plus, il y a des placards partout !

Heureusement qu’on m’a aidée à faire les démarches pour le recours Dalo fin février car je n’aurais jamais pu faire ça toute seule. Je ne savais même pas qu’on pouvait dire qu’on était en sur-occupation, qu’on pouvait expliquer ça pour avoir un logement… En plus, on nous a accompagnés par téléphone pendant toute la durée du confinement pour les dernières démarches et je remercie vraiment tout le monde pour ça. »

C’est grâce à l’accompagnement de la plateforme d’Accompagnement aux Droits Liés à l’Habitat de la Fondation Abbé Pierre que le recours Dalo a abouti rapidement et que la famille s’est vue proposer à Montpellier, en quelques semaines un logement deux fois plus grand et situé dans un quartier bien desservi et commerçant.

Aujourd’hui, Hajar précise fièrement qu’elle et son mari peuvent payer le loyer de cet appartement « sans problème » : une fois les APL versées, le reste-à-charge de la famille s’élève à 110 euros par mois.

« On est vraiment bien et heureux ici. »