« On vivait à l’ancienne »

À La Réunion, Leïla, 32 ans, se souvient des conditions de vie dans lesquelles elle a vécu et dans lesquelles vit toujours son père.

02/06/2021 | Crédits photos : DR

Leïla a passé son enfance à Saint Leu, dans l’ouest de l’île, dans une maison sans salle de bains, sans toilettes et sans électricité, avec son frère et sa soeur. « On faisait tout à l’ancienne, il n’y avait pas vraiment d’espace pour la cuisine, on cuisinait au feu de bois. Ce n’étaient pas de bonnes conditions de vie, il y avait souvent des rats, on se lavait grâce à un tuyau en caoutchouc… personne ne venait nous voir, ni la famille ni les amis », précise la jeune maman qui vit avec ses deux enfants dans un logement digne, dans le secteur de Saint Leu.

Le père de Leïla vit toujours dans la maison composée de deux chambres et d’une pièce à vivre et ses conditions de vie n’ont pas changé. L’insalubrité des lieux a renforcé son asthme, au fil des années et les difficultés respiratoires ont augmenté.

En 2018, Leïla avait contacté le Conseil départemental pour obtenir une aide à l’amélioration de l’habitat qui n’avait pas été accordée à l’occupant. Leïla avait également contacté l’association Soliha qui avait accusé réception de la demande à l’époque.

À la suite d’un reportage, la jeune mère de famille découvre l’action de la Fondation et la contacte afin d’obtenir de l’aide

« Les choses commencent à bouger et j’ai bon espoir pour mon père. La Fondation est venue faire une visite du domicile en octobre dernier, elle a écouté notre demande et nous soutient ».

À 59 ans, bénéficiaire du RSA, le père, propriétaire occupant, espère voir sa situation évoluer grâce à l’aide de la Fondation.

Depuis sa visite, la Fondation a effectué un signalement au niveau de l’intercommunalité, le Territoire de la Côte Ouest de La Réunion, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Intercommunal de Lutte contre l’Habitat Indigne qui a effectué un diagnostic sanitaire et social et reconnu le caractère urgent et prioritaire de la situation.

La Fondation reste attentive à l’évolution de la situation et pourrait intervenir financièrement, sur le cofinancement du projet de réhabilitation de la maison, dans le cadre de son programme « SOS Taudis ».