Inégalités territoriales et mal-logement

Une enquête de terrain conduite entre mars et juin 2019 sur 12 sites identifiés par les agences régionales de la Fondation.

06/11/2019 | Crédits photos : Sylvie Ortolan

Le mouvement de décentralisation initié en France depuis plusieurs décennies continue à susciter de multiples questions sur la répartition des compétences et des moyens entre l’État et les collectivités territoriales, notamment en ce qui concerne la mise en œuvre de ce droit fondamental qu’est le droit au logement.

À travers ses agences régionales, la Fondation Abbé Pierre s’interroge sur la manière dont est appréhendée aujourd’hui la question du mal-logement à l’échelle locale, mais aussi, sur les inégalités de traitement des mal-logés observables entre les territoires.

Ainsi, parfois les leviers d’action paraissent limités ou peu mobilisés, notamment, quand les élus et collectivités s’avèrent peu sensibilisés et faiblement outillés sur cette thématique.

Cependant, des expériences vertueuses existent aussi, et sont portées par des collectivités et/ou des associations qui permettent à des personnes sans logement, vivant en habitat indigne ou en difficulté pour accéder ou se maintenir dans leur logement de trouver des solutions.

Face à ce constat d’inégalités de situations ou de moyens, dans les territoires, et d’hétérogénéité dans les réponses apportées aux personnes mal logées, la Fondation a souhaité partager ses interrogations avec des élus et des représentants d’EPCI, dans le cadre d’un colloque organisé le 5 novembre dernier.

En amont de ce colloque, une enquête de terrain a été conduite entre mars et juin 2019 sur 12 sites identifiés par les agences régionales de la Fondation. Une diversité d’acteurs a pu être rencontrée sur chaque site (élus, opérateurs, associations, techniciens), ce qui a permis de documenter de nombreuses thématiques et situations de mal-logement et, de croiser leurs analyses sur la mise en œuvre des réponses sur les territoires.

Les situations étudiées recouvrent la typologie du mal-logement en 5 dimensions, que la Fondation a élaborée et utilise depuis des années : l'absence de domicile personnel, les mauvaises conditions d'habitat, les difficultés pour accéder à un logement, pour s'y maintenir et les blocages de la mobilité résidentielle.

Ce document ci-dessous présente de manière transversale et synthétique les principaux apports de ce travail d’enquête.