L'édito du 06 décembre
06/12/2021 | Crédits photos : Ljubiša Danilović

Chers Amis,

Alors que les fêtes de fin d’année approchent, je souhaitais revenir sur la campagne de sensibilisation de la Fondation que vous avez certainement vue affichée dans votre ville ou que vous pourrez découvrir jusqu’en janvier prochain. Cette année encore, elle porte un message d’espoir en affirmant qu’« il y a une vie après la rue » car à la Fondation, nous en sommes persuadés, l’exclusion n’est pas une fatalité.

Depuis sa création il y a bientôt 30 ans, la Fondation n’a cessé de tendre la main aux plus fragiles et de faire entendre la voix des « sans-voix », comme son fondateur nous a invité à le faire sans relâche. En octobre dernier, la Fondation prenait la parole pour demander de mettre un terme aux coupures d’électricité des foyers en difficulté en rappelant que 280 000 ménages par an sont concernés par cette pratique indigne, laissant des familles dans le noir, frigos éteints et sans possibilité de satisfaire leurs besoins de premières nécessités. Un mois plus tard, le 10 novembre, elle lançait la 1re journée de lutte contre la précarité énergétique avec 18 autres organisations pour sensibiliser l’opinion et les responsables politiques à ce fléau qui touche 12 millions de personnes dans notre pays.

Dans la foulée de ces deux prises de parole, nous apprenions avec satisfaction le 12 novembre, qu’EDF mettait fin aux coupures électriques, rompant avec cette pratique d’un autre âge. Une décision que nous appelons désormais à élargir aux autres fournisseurs d’énergie et à faire entrer à terme dans la loi, comme cela a été le cas en 2013, pour les coupures d’eau désormais interdites.

Ces avancées sont importantes pour les ménages concernés mais loin d’être à la hauteur de l’étendue des souffrances provoquées par la pauvreté et le mal-logement. C’est pourquoi tout doit être mise en œuvre par la puissance publique pour soutenir les plus pauvres, pour stopper le creusement des inégalités et faire de la solidarité une priorité politique nationale. Cela passe par des aides sociales réévaluées, plus efficaces et qui ne laissent personne sur le bord de la route, comme c’est le cas aujourd’hui avec le Rsa qui n’est toujours pas ouvert aux jeunes de moins de 25 ans. Cela passe par une forte augmentation de l'offre de logements à bas loyers et des aides personnelles au logement rehaussées, mais aussi par un plus grand partage des richesses, sans lequel il ne peut y avoir de protection sociale puissante.

Alors que la campagne présidentielle est engagée, la Fondation ne manquera pas au cours des prochains mois de faire entendre la voix des plus souffrants et de rappeler l'urgence de ces chantiers essentiels.