« Moi, je n’ai rien »

En France et en Europe, les jeunes sont les premières victimes du mal-logement.

15/10/2019 | Crédits photos : Yann Lévy

En France, si les taux de pauvreté les plus élevés étaient observés dans les années 1970 parmi les plus âgés, désormais ce sont chez les jeunes qu’ils culminent, les jeunes adultes représentant
17 % des personnes en difficulté.

En 2015, plus d'un million de jeunes âgés de 18 à 29 ans vivaient sous le seuil de pauvreté, soit 855 euros par mois.

Au sein de son réseau de 30 Boutiques Solidarité, la Fondation rencontre de plus en plus de jeunes adultes qui n’ont ni ressource ni aide d’un parent proche. Ces jeunes en souffrance et sans un minimum de ressource ne peuvent repartir dans la vie. Malgré cette réalité alarmante, les moins de 25 ans ne peuvent toujours pas bénéficier du RSA.

« 550 euros/mois, ce n’est pas de l’assistanat ! »

Christophe Robert, Délégué général de la Fondation, précisait dans une récente interview réalisée par Brut media, la nécessité « d’impérativement et de façon très urgente ouvrir le droit au RSA aux jeunes de moins de 25 ans. Sans cela, on rencontre d’énormes difficultés pour se lancer dans la vie. C’est le prix de la dignité. Des choix économiques doivent être faits. »

4e regard de la Fondation sur le mal-logement en Europe

Dans l’Union Européenne en 2017, 13 % des jeunes âgés de 18 à 24 ans étaient confrontés à une surcharge des coûts du logement, contre 10 % de la population totale.

Ces taux d’effort excessifs concernent plus particulièrement les jeunes dont les revenus sont en-dessous du seuil de pauvreté  : 42 % y sont confronté en moyenne (contre 13 % de l’ensemble des jeunes).