Logé dignement malgré le handicap

Depuis un an, Michel vit en sécurité et avec tout le confort nécessaire dans l’ancien presbytère qui n’était plus adapté à sa maladie.

16/11/2018 | Crédits photos : @ Michelle

« Mon père ne serait jamais parti de chez lui de toute façon… mais la maison, où nous avions été heureux tous les 6 avec nos parents, n’était plus du tout adaptée. Il fallait vraiment faire de gros travaux d’aménagement et de rénovation », précise Michèle, la fille aînée du propriétaire occupant, qui a monté le dossier avec le cabinet d’études « CitéMétrie » et suivi de près tout le chantier… au total, 6 ans de travail et un soutien financier de la Fondation à travers son programme « SOS Taudis ».

Toiture endommagée, simple vitrage en bois, moisissure, électricité défectueuse : des travaux de grande ampleur ont permis de rénover en totalité le bâti et d’adapter le rez-de-chaussée de 80 m2 au handicap du propriétaire afin d’assurer son autonomie. La chambre à coucher a ainsi été agrandie, les toilettes surélevées et la salle de bains équipée d’une douche à l’italienne.

« Outre le confort de vie qui participe aujourd’hui à l’épanouissement de mon père, le plus grand changement a été la salle de bains ; elle est tout à côté de sa chambre et ne nécessite plus de monter à l’étage. Au rez-de-chaussée, les autres pièces n’ont pas trop changé pour éviter la perte des repères. Mon père a donc très vite pu s’adapter à ses nouvelles conditions de vie ! » Autre point positif dans l’histoire de Michel, il a pu s’installer dans la résidence secondaire de ses voisins pendant toute la durée des travaux.

 

« Plus fonctionnel, plus lumineux  »

À l’étage, les travaux de rénovation ont également été réalisés et le propriétaire dispose de deux chambres pour recevoir ses 7 petits-enfants et 5 arrière petits-enfants. Dans la famille, les travaux ont fait l’unanimité. Sans parler des économies d’énergie que Michel réalise désormais : « Avant, mon père utilisait jusqu’à 3 tonnes de charbon pour se chauffer pendant toute la saison ; aujourd’hui, après un hiver passé avec la chaudière à condensation au gaz,  il a un réel gain de pouvoir d’achat. »

« Je tiens à remercier infiniment – je dis bien infiniment – la Fondation Abbé Pierre de nous avoir aidés à réaliser ce projet », complète Michèle, alors que les derniers travaux de rénovation se sont achevés début novembre. Désormais bien installé, le père de Michèle est également entouré par une infirmière et une aide à domicile qui passent quotidiennement dans la maison située à Vageouvres, à 5 km d’Amiens.