La Fondation Abbé Pierre poursuit son combat contre les marchands de sommeil.
28/09/2018 | Crédits photos : © Delphine Picard

Paris, le 27 septembre 2018

Une dizaine d’appartements indignes entre 0,9 et 6m2, loués entre 250 et 480 euros par mois, des toilettes vétustes, des problèmes d’isolation et de fuites : tel est le constat établi par l’Espace Solidarité Habitat (ESH) de la Fondation Abbé Pierre en mars 2018, avenue Jean Moulin dans le XIVe arrondissement de Paris. Ces agissements sont le fait d’un seul et même bailleur.

Depuis lors, la Fondation a signalé auprès de la Procureure en charge de la lutte contre l’habitat indigne ces cas scandaleux, avec le soutien des services de la Ville de Paris. Le parquet s’est saisi de ces affaires et une enquête est en cours. Entre juin et septembre 2018, trois arrêtés d’interdiction d’occupation ont été publiés et trois sont en cours d’examen. Malgré son obligation légale, le bailleur n’a relogé aucune des victimes à ce jour. Si l’une d’entre elles a finalement été relogée par la Préfecture, les autres attendent toujours une solution décente.

Cette situation est représentative des abus commis par les marchands de sommeil, un phénomène que ne cesse de dénoncer la Fondation Abbé Pierre. Elle met tout en œuvre pour enrayer cette spirale infernale grâce à ses agences régionales et avec le soutien de collectivités.

Alors qu’un durcissement des mesures contre les marchands de sommeil est prévu par la loi ELAN, la Fondation Abbé Pierre enjoint le Gouvernement à donner davantage de moyens pour repérer ces situations, les porter devant la justice et accompagner les victimes dans la durée. En considérant ainsi le traitement du parc indigne sous tous ses aspects, la puissance publique pourrait être à la hauteur des enjeux de santé, de sécurité et d’insertion sociale que génèrent ces conditions d’habitat.

 

CONTACT PRESSE

Anne Lambert de Cursay, Chargée des relations médias
media@fap.fr - 01 55 56 37 45