En Haute Garonne, les collectivités et la Fondation contre l’habitat indigne

À Saint Gaudens, une famille de 4 personnes est désormais logée dignement.

07/01/2021

C’est en 2016 que la famille D. fait l'acquisition d'une petite maison de 75 m² avec un terrain attenant. Mais le logement est très dégradé, dénué de tout confort et du minimum nécessaire à des conditions de vie dignes : absence d'isolation, source de chauffe.

Pendant un an, le couple et ses 3 enfants est obligé de vivre en mobil-home. Grâce à leurs économies, les propriétaires effectuent une partie des travaux, mais ne peuvent aller jusqu’au bout de la réhabilitation de leur domicile.

« Dans le mobil-home, l’été, on avait très chaud et l’hiver, on se chauffait au réchaud à gaz. Maintenant, on est vraiment bien installé, on a de l’intimité et on vit avec le confort, comme tout le monde. Vraiment, je le dis avec mon cœur, cette maison maintenant, je suis vraiment heureuse et fière de l’avoir ! »  affirme Carmen, 46 ans. « On nous a aidés pour les travaux, mais c’était normal aussi qu’on participe : on a fait la terrasse, installer le portail, fait les clôtures…

Les travaux qui ont été faits, c’est magnifique ! Ici, avant il n’y avait que les murs… Maintenant, on a de l’intimité et on est chez nous, ça nous change la vie, surtout avec le reconfinement. »



Les travaux qui ont duré un an, ont été possibles grâce au financement de la communauté de Communes « Cœur et Côteaux du Comminges », des conseils départemental et régional et de l’Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat (Anah).

Dernière étape de ce projet associant plusieurs collectivités publiques, le financement de 5 000 euros par le programme « SOS Taudis » de la Fondation, soit l’équivalent du reste-à-charge des travaux que le couple ne pouvait assumer. Désormais, la famille vit dignement et durablement chez elle, avec une baisse de 63 % de la consommation énergétique du logement après travaux.

En Haute Garonne, la Fondation a soutenu par ailleurs deux autres projets de sortie d’insalubrité grâce à son programme « SOS Taudis »