À Lille, deux chantiers
d’insertion dans une laverie de quartier

Depuis sa création en 2012, « le Lavoir » est soutenu par la Fondation. La structure s'agrandit en septembre et deux chantiers d’insertion sont mis en place.

02/09/2021 | Crédits photos : DR

Depuis sa création en 2012, « le Lavoir » est soutenu par la Fondation. La structure sera agrandie en septembre et deux chantiers d’insertion seront mis en place.

Dans ce quartier prioritaire du Faubourg de Béthune, l’association « Au Lavoir » se prépare à doubler ses locaux pour répondre aux besoins, alors qu’aujourd’hui quelque 1230 personnes bénéficient de ses activités.
Outre la possibilité de laver et sécher leur linge sur place, les habitants ont effectivement le loisir d’échanger et de réfléchir sur des thématiques telles que la gestion budgétaire, le développement durable et les éco-gestes, la santé, le retour à l’emploi… un atelier couture est également ouvert deux fois par semaine et permet le recyclage des vêtements usés.

« Grâce au financement de la Fondation Abbé Pierre, nous avons pu faire réaliser une étude de faisabilité de l’agrandissement, afin qu’il procure à la fois plus de place et plus de confort à nos salariés et nos adhérents. Les habitants et les adhérents ont participé à l’élaboration de ce projet. Le Lavoir, c’est un espace convivial et collaboratif, tout autant qu’un lieu de services », précise Driss Farahy, le responsable.

Deux grandes salles au sous-sol seront aménagées en septembre et doubleront la surface de la laverie de 60 m2. 4 machines professionnelles de grande capacité viendront compléter les 20 autres appareils de lavage et séchage déjà en fonction Les locaux sont cédés à l’association grâce à une convention tripartite entre Le Lavoir, la MEL, Métropole Européenne de Lille (propriétaire des lieux) et la société Iléo Eau de la MEL (qui les met à disposition).



En parallèle, l’association « Au Lavoir » ouvre à la rentrée deux chantiers d’insertion d’entretien du linge et des locaux. Au total, sur l’année 2022, quinze personnes éloignées de l’emploi seront recrutées dans ce cadre.

« Dans les contrats d’insertion, des heures de formation sont incluses et permettront aux personnes en difficulté de développer leurs compétences, d’acquérir des connaissances, da bâtir leur trajectoire professionnelle…. Le but, c’est d’accompagner ces personnes vers la réinsertion professionnelle. Ces contrats de 6 mois seront renouvelables selon les besoins, dans la limite de 24 mois », ajoute Driss.