Combattre l’errance et la vie à la rue

Le 6 décembre dernier, à la Boutique Solidarité de Saint-Denis, la Fondation signait le renouvellement du Contrat pluriannuel d’objectifs de de moyens.

09/12/2019

Ce Contrat Pluriannuel d’Objectifs et de Moyens (CPOM) valable jusqu’en 2022 est commun aux trois lieux d’accueil de jour répartis sur l’île qui contribuent ensemble au développement du Plan Départemental d’Action pour le Logement et l’Hébergement des Personnes Défavorisées. Ces structures inscrivent également leur démarche dans la logique du « Logement d’abord », afin de faire de l’île de La Réunion « un territoire 0 personne SDF ».

Le CPOM se décline en 4 axes :

  • Sécuriser le financement des missions d’« accueil » des Boutiques Solidarité : accueil inconditionnel, aller-vers, écoute, orientation, premières réponses, remobilisation, animation du collectif,
  • Développer, animer et coordonner les missions « plateforme d’accès et d’accompagnement aux droits »,
  • Impliquer et accompagner les acteurs internes,
  • Observer, évaluer, contribuer à de nouvelles réponses pour les personnes démunies.

"Aujourd'hui, on ne peut pas agir seul, il faut développer notre réseau et avoir le soutien des dirigeants" souligne Mathieu Hoarau, Directeur de l’Agence régionale de la Fondation Abbé Pierre.

Signé par la sous-préfète, le montant du CPOM s’élève à 534 000 euros qui permettront de lutter contre l’errrance et le sans-abrisme. À La Réunion, quelque 300 personnes sont sans domicile et 18 000 vivent dans des conditions indignes.

Dans les 3 Boutiques Solidarité de la Fondation, (chiffres 2018), 1 000 personnes accueillies chaque année dans les 3 BS et le nombre de passages, qui s’élève à plusieurs dizaines de milliers, ne cesse d’augmenter.

Dans les 3 Boutiques Solidarité de la Fondation, plusieurs services sont mis à disposition des personnes accueilles : petits déjeuners, bagagerie, buanderie, aide vestimentaire, réception et distribution du courrier, démarches administratives…

Un 1er CPOM avait été signé en juillet 2017 et avait notamment permis aux Boutiques Solidarité :

  • de maintenir et consolider les missions des Boutiques Solidarité,
  • de questionner et de mieux structurer la réflexion portée sur leur pratique professionnelle tout en développant une vision globale de leur savoir-faire,
  • de développer, d’expérimenter et faire évoluer de nouvelles réponses,
  • de coordonner et mutualiser,
  • de redynamiser le réseau des 3 Boutiques Solidarités, de développer les regards croisés,
  • d’acquérir des méthodologies de travail,
  • de favoriser la participation des personnes accueillies, les rendre actrices et centrales dans les actions.