« Enfin, je respire un peu »

 Antonio a vécu dans des conditions très précaires pendant plus de 3 ans et va enfin pouvoir accueillir chez lui ses enfants.

16/03/2022 | Crédits photos : DR

En ce début de mois de mars, Antonio reprend enfin espoir. « Les couvreurs sont arrivés cette semaine et déjà, je n’ai plus d’entrée d’eau dans la maison. Cela fait plus de 3 ans que je vis dans la chambre, car partout ailleurs, ça fuit… les plafonds que j’avais refaits sont abîmés, les planchers aussi… c’était vraiment dur toutes ces années », précise ce père de famille aujourd’hui divorcé et resté dans la maison de 90 m2 acquise il y a 15 ans.

Artisan, Antonio avait choisi de s’installer à la campagne, près de Toulouse, avec sa famille. « J’avais commencé à refaire pas mal de choses, les sols, les plafonds et j’avais aussi changé quelques fenêtres… Quand on a acheté la maison, j’avais prévu de faire beaucoup de travaux ». Mais peu à peu, des problèmes de santé viennent handicaper Antonio qui ne peut plus travailler. « En plus de mes problèmes de santé, c’est à ce moment-là que les entrées d’eau ont commencé et ont dégradé toute la maison… ». Avec les dégâts et l’humidité permanente, la santé et le moral d’Antonio se sont dégradés et compte tenu de ses revenus modestes, pas question de chauffer plus la chambre devenue l’unique pièce à vivre : « Je n’ai qu’un vieux radiateur électrique que j’ai toujours laissé sur le minimum car sinon, les factures montent beaucoup trop vite. Je ne suis pas quelqu’un qui aime les dettes, je me couvre et puis c’est tout… »

Sans eau chaude, sans chauffage dans certaines pièces, avec des infiltrations au niveau de la toiture, la maison, ancienne et énergivore, reste inconfortable, voire dangereuse. Mise en sécurité du gaz, réfection de la couverture, reprise de la charpente, isolation, installation d’un chauffe-eau… grâce au soutien de la Fondation dans le cadre de son programme « SOS Taudis », le dossier de financement des travaux a pu être bouclé et les travaux de réhabilitation se poursuivront courant mars. 

Bénéficiaire de l’Allocation Adulte Handicapé, est accompagné depuis 2 ans par le bureau d’études Urbanis qui a notamment obtenu un prêt Procivis  à taux 0 %. 

« Franchement, tout seul, je n’aurais pas pu faire tout ça. Je respire enfin un peu. C’était vraiment compliqué de vivre comme ça, pendant toutes ces années. Mais ça va déjà mieux depuis que les couvreurs sont arrivés et qu’il n’y a plus d’eau dans la maison. »