Les Pensions de famille s'exposent...

La Fondation Abbé Pierre et la Mairie du 2ème arrondissement de Paris organisent une exposition sur les Pensions de famille, du 21 octobre au 2 novembre 2013.

21/10/2013 | Crédits photos : Joss Dray / Sam Albaric

Accompagnées depuis 10 ans par la Fondation Abbé Pierre, les Pensions de famille proposent des logements individuels  à des personnes isolées en situation de précarité.
Des hôtes partagent  le quotidien des résidents, notamment au sein des espaces collectfis, pour permettre à ces personnes en voie de désocialisation de renouer des liens avec la société.

Une quarantaine des établissements ont signé la charte des Pensions de famille de la Fondation depuis 2010. Cette charte reprend les points essentiels de la philosophie portée par la Fondation. Elle est consultable sur le web documentaire entrée de secours.

À raison d'une moyenne de 20 places par site, pas moins de 800 personnes (80 % d'hommes, 20 % de femmes) âgées de 25 à 70 ans, avec une majorité de résidents entre 40 et 60 ans.

 

Une forme d'habitat durable et accompagné

Cette forme d’habitat durable et accompagné, unique en son genre, constitue une réponse particulièrement adaptée à des personnes très isolées qui ont connu l’errance, la galère et souvent de nombreux allers retours entre hébergement d’urgence, foyers d'accueil et logements temporaires.

"La force de ces lieux d’habitat réside dans la présence régulière des hôtes qui sont le pivot de la vie de la maison. Ce sont eux qui régulent et organise les tâches de la vie quotidienne, mais également sont les relais avec les services sociaux …. Ils garantissent la bonne intégration de la résidence dans le quartier" précise Frédérique Mozer, responsable du réseau des Pensions de famille, à la Fondation.

"La présence de deux personnes à temps plein est impérativement nécessaire pour qu’une Pension de famille soit véritablement un lieu qui favorise la rupture de l’isolement, du chacun chez soi, où les personnes qui vivent risquent de rester prisonnières de leurs « démons » sans pouvoir tisser de relations avec leur environnement."

"Si le financement du logement social doit rester une priorité pour l’Etat comme pour les collectivités territoriales, il est également impératif de maintenir le financement des associations qui gèrent le quotidien à un minimum de 16€/jour et par place."