En Guinée-Bissau, des conditions de vie améliorées pour les plus vulnérables.

Sur place, plus de 67 % de la population vit avec moins de 2 dollars par jour.

12/01/2018

Dans la ville de Canchungo, un projet de grande envergure soutenu par la Fondation et mené par la structure associative « Groupe de Recherche et de réalisations pour le Développement Rural » ou GRDR, a permis de sortir plus d’une centaine de familles de conditions de vie et d’habitat indécentes dans les quartiers de Betame, Tchada et Pundaï.

En septembre 2017, au bout de 3 ans de suivi et de soutien, 101 maisons ont été rénovées permettant à plus de 1 220 habitants de vivre décemment dans un habitat pérenne. D’une durée moyenne de 20 à 45 jours, les travaux de réhabilitation de chaque maison, respectueux de l’architecture locale, ont également valorisé les matériaux locaux. Ces travaux ont également permis la formation de 50 jeunes aux métiers de la construction.

À cette amélioration des conditions d’habitat s’est ajouté la rénovation d’une des principales sources d’eau potable de la ville, la source de Cum.

Très bien localisée par rapport aux différents quartiers, son eau est consommée par un grand nombre d’habitants des quartiers proches. Outre la trentaine de porteurs d’eau qui l’utilisent tous les jours, une multitude de femmes la fréquentent pour leurs activités domestiques (lessive, douche et puiser de l’eau).

Depuis 2015, le GRDR avait fait souligné les conditions sanitaires déplorables du site, constituant même une menace pour la santé publique. Avec l’aide de CRAterre et d’autre appuis techniques, le site a pu être entièrement réaménagé :  les accès piétons sont cimentés, une rampe de robinets a été installée et facilite le remplissage des bidons d’eau, le lavoir est plus propre et des latrines ont été réhabilitées.

 

209 porteurs de projets accompagnés

Depuis 2015, l’activité économique locale est soutenue grâce à la mise en place d’un fonds dédié aux activités « vertes » génératrices de revenus. 209 projets ont vu le jour pour un montant moyen de 219 € par bénéficiaire. 79 % des porteurs de projets sont des femmes. En grande majorité, ces projets ont concerné des activités commerciales ou agricoles.