Nicaragua : des maisons évolutives financées par la Fondation

Dans le cadre de son 2e programme triennal au Nicaragua (2014-2016), la Fondation soutient l'amélioration des conditions d'habitat à Granada et dans 5 villages proches, situés dans le département.

15/09/2015

Forte d'une équipe de 11 maçons, d'un électricien et d'un charpentier, l'association locale "Casa de Mujer" poursuit son travail auprès des familles les plus exclues dans les bidonvilles où enfants et parents s'entassent dans quelques mètres carrés insalubres.

La majorité d'entre eux n'ont aucune formation et sont  aujourd'hui très heureux de bénéficier des compétences acquises sur le terrain, notamment dans les techniques de construction en adobe et en parpaings.

Dans les quartiers Eleonora et Pochote,  en périphérie du centre ville de Granada, les toits de tôles ont été changés. Les familles sont désormais à l’abri des pluies diluviennes et en sécurité. Dans le village de pêcheurs de Los Locos, de véritables latrines en dur qui ont été installées.

À Pantanal, la Fondation a inauguré 15 maisons de 45m2.. Les ménages du bidonville de Pantanal vivent dans une surface moyenne de 15 à 20m2. Un des premiers ménages à bénéficier d’une maison dans le cadre du 1er programme en 2011, était une famille monoparentale avec 2 enfants qui vivait autrefois dans 6m2. L’idée est de pouvoir réaliser une maison évolutive avec une base de 45m2 que la famille pourrait agrandir ensuite.

 

Un toit et une activité

Dans ce même quartier, le plus gros bidonville de Granada, la Fondation participe à un travail de réflexion sur l’amélioration des conditions de vie, au-delà de l’habitat. Grâce à un partenariat avec l’université privée Union Centre Américaine, l’association Casa de la Mujer, l’éducation, la santé, mais aussi l’informatique et les énergies renouvelables, seront à l’étude afin de faire de ce quartier un site pilote proposant des alternatives diverses aux situations de précarité et de vulnérabilité des familles.

Enfin, depuis le début du programme, 300 microcrédits ont été attribués pour un montant de 27 000 euros. Ce sont majoritairement des femmes qui retrouvent ou commencent ainsi une activité dans les domaines de la couture, la vente ambulante et la petite restauration.

Chaque microcrédit varie entre 60 et 180 dollars et est remboursable sur une durée qui varie entre 6 à 8 mois. Preuve du succès de l’opération, le taux de recouvrement approche les 85 %.