« Si je m’engage pour une cause,
ce sera la Fondation Abbé Pierre. »

Samedi 22 octobre, à 21 heures, Gauvin Sers donnait un concert spécial à la fabricA, devant 900 personnes, dans le cadre du festival auquel le Creusois de 26 ans n’a pas hésité une seconde à s’associer.

04/10/2018 | Crédits photos : © Delphine Picard

« J’ai eu la chance d’avoir des parents qui ont pu m’aider à réaliser mon rêve et même si j’ai connu quelques années difficiles en arrivant à Paris, je n’ai pas vécu la galère de ne pas avoir de toit sur la tête. Mais j’ai joué au début dans des cafés devant 3 ou 4 personnes et je passais ma casquette à la fin… C’est là que j’ai appris que la solidarité, les amis dans la vie, c’est très important.

« Un festival, c’est formidable car on partage. Avec d’autres artistes, avec des publics variés… c’est la grande différence avec un concert où on sait que l’on joue pour ses fans. Il y a plus d’échange, plus de contacts et j’aime ça ! »

Je vais passer du temps à la fin de mon concert pour rencontrer les personnes qui participent à « C’est pas du Luxe ! ». J’ai envie de leur dire, continuez à être optimiste, continuez à vous accrocher ! C’est ce que montre ce festival et ça, c’est vraiment très impressionnant pour moi. Je suis très heureux de jouer pour toutes ces personnes, tous ces bénévoles qui rendent possible un tel événement. Je vais essayer d’être le plus généreux possible. »

 

Mettre un peu de mieux dans leur vie

Je connais la Fondation Abbé Pierre de nom depuis quelques années et c’est vrai que le manque de logements est pour moi l’une des injustices majeures dans notre société. Quand on voit comment certaines personnes galèrent, alors qu’il y a tant de logements vides… Si je m’engage un jour pour une cause, ce sera celle-là, celle du logement car elle me touche vraiment beaucoup. Et ce sera avec la Fondation Abbé Pierre.

Je pense que ce festival est vraiment important : la culture aide à oublier les soucis, à s’évader, à se faire du bien. Et à avoir des émotions, surtout ! À mon niveau, bien modeste, j’espère faire du bien aussi avec mes chansons… en tout cas, j’ai envie d’essayer. Amener la culture là où on ne la connaît pas, la rendre accessible à tous, c’est une très belle aventure et je suis très impressionné et très heureux d’en faire partie ce soir en partageant ma passion. »

À la sortie du concert, certains résidents étaient plus émus que d’autres par les paroles entendues. « Comment se fait-il qu’il connaît mon histoire ? »