Un chantier de sortie d’insalubrité... solidaire
21/01/2019 | Crédits photos : FAP - De gauche à droite : Odile, bénévole de la Fondation ; Monsieur P., propriétaire ; Hervé, bénévole de la Fondation, et les 3 collègues d’Emmaüs action Ouest, en 2017.

Dans le Morbihan, les travaux de finition du logement de Monsieur P. ont été réalisés bénévolement par des salariés de la Fondation et des compagnons Emmaüs.


Âgé de 66 ans, Monsieur P. vit seul, dans la maison de sa grand-mère. Ancien plâtrier, il perçoit le RSA (soit 499 € par mois) et a pu bénéficier du programme « SOS Taudis » en 2015.

Réalisation de l’assainissement, réfection de la couverture, changement des menuiseries, isolation des murs et des plafonds, réfection de l’électricité, pose d’une ventilation mécanique contrôlée, réaménagement de la salle de bains…. Le gain thermique dans cette maison autrefois énergivore a été de 76 %.
 
De santé fragile, Monsieur P. n’a pu réaliser les finitions de peinture dont il avait pourtant prévu de se charger. Les mois ont passé, le propriétaire a été ensuite hospitalisé et le projet reporté.

Devant le désarroi de l’occupant et la nécessité de finaliser les travaux essentiels pour le bien-être de ce propriétaire très modeste, l’équipe régionale de la Fondation a décidé d’intervenir volontairement, appuyée dans sa démarche par la communauté Emmaüs de Pontivy.

Au plus proche des personnes mal logées

Le ponçage et la pose des couches de peinture sur les 36 m2 encore bruts ont finalement été réalisés les 11 et le 12 décembre 2018. Les matériaux de finition ont été financés par AG2R-la mondiale et le budget de l’agence Bretagne de la Fondation.
 
Tous les murs et les plafonds ont été repeints avec le concours du propriétaire, de plus en plus impliqué malgré sa santé fragile, au fil des deux jours de chantier.

De telles expériences permettent aux salariés et bénévoles de la Fondation d’approcher plus encore les besoins réels des ménages accompagnés ; de pouvoir suivre l’appropriation du logement de plus près et de rompre l’isolement qui risque de s’installer rapidement, une fois les travaux finis.

« La résorption de l’habitat indigne passe toujours par des histoires humaines qui nous marquent à chaque fois », a confirmé Stéphane Martin, directeur de l’Agence Bretagne.